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Roses are red, violets are blue, I'm schizophrenic and so am I
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Oh Jack,
Kill me please.
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Mercredi 4 janvier - Cock it & Pull it
J'ai pressé la détente cette nuit.
2h30 > 8h du matin, dehors. Seule, serrant les crosses dans ma poche.
Ca y est. Pour moi c'est un début, mais une menace de fin, aussi.
Je ne retournerais pas dans cette cellule. Il est hors de question que je me laisse enfermer encore une fois.
Tout s'ouvre devant moi maintenant. J'ai pris un abonnement à la solitude, mais le prix à payer est ridicule comparé à tout ce que ça m'apportera.
Et je ne m'arrêterais pas seule. C'est à celui qui pourra le faire pour moi. Celui qui découvrira ce que je "cache". Et là ce sera la fin. Mais j'en aurais profité.
Maintenant je porte les deux labels devant lesquels bavent les jeunes.
J'ai l'entonnoir et le hachoir.
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Mardi 3 Janvier - Oh, Bonne Année.
Oui, Bonne année. Bonne année J. Bonne année B. Bonne Année, les autres, ceux qui ont disparus et ceux qui reviendront. Ceux qui vont bientôt apparaître, aussi.
Je crois que je craque. Je crois que ça y est, je suis deux. Il y a la partie que vous voyez, celle de d'habitude, qui ris, souris, aime, ravit, réchauffe, saute, cours, parle, blague, toujours. Et il y a l'autre. Derrière le masque, enfouie, cachée. Celle qui attrape les chevilles de ses compagnons de rêve pour qu'ils restent encore, toujours plus. Mais ils glissent, défient la gravité, s'envolent, trop haut.
Je suis plus seule que jamais. Dans ma tête, dans mes rêves, dans ma vie, dans mes draps, je suis seule. Oui, j'ai des amis. Oh, pas beaucoup depuis mon tri, mais j'en ai. Ils sont très bons envers moi, ils font tout pour me faire plaisir, pour m'aider. Mais comment peut on aider quelqu'un si il ne vous dit pas ce qui ne va pas hein ?
Je parle souvent des autres, ce soir je veux parler de moi. De Moi. Je ne sais plus trop qui je suis, je ne sais pas si je l'ai déjà su d'ailleurs. Je ne sais pas non plus où je suis. Encore moins où je vais. J'écoute les autres me faire le récit de leur parcours passé, présent et à venir. Je suis incapable de faire pareil sans une pointe de ce qu'ils appellent du cynisme. Pourtant, je suis objective. Je ne parle presque que du mauvais, mais c'est parce qu'il prend plus de place dans ma vie que le bon.
Parce que je suis seule. Même quand je me confie, je suis seule. Je parle à mes murs, redevenus blancs depuis le grand rangement. Etendue sur le sol, ou bien sur mon lit, je pars, je pleure, j'essaye de toutes mes forces de rêver encore un peu. De détruire les limites, de passer à autre chose, d'imposer mes règles. Je serre mes armes dans mes mains, encore plus fort. Je veux qu'elles se mêlent à mon corps. Ils aiment les papillons, le chevaux, les fleurs, j'aime les armes. Pas comme eux. Pas comme ceux qui voudraient.
J'aime les armes, elles sont moi, je suis elles. Je suis une lame, une gachette. C'est comme ça.
Je veux m'enfermer dans une bulle avec mes personnages, mes accessoires, mes décors. Créer un monde à mon image, pas à la leur. Vivre comme je l'entend. Vivre comme je le sens.
J. est là, parfois, quand je lui parle, que je l'appelle. Je le supplie, mais il ne fait que sourire calmement, me faisant signe que, non, il ne peut rien faire.
Je sais que je n'aurais jamais personne à moi comme ces filles que je voit. Elles racontent leur romance avec legerté, sans se soucier de l'impact que ça a sur la personne qui reçoit ces informations. Ca fait horriblement mal. C'est un miroir, le reflet de mon être tout entier, un rappel. Une petite voix qui chuchote "Pas pour toi, jamais pour toi, pas pour toi, non, jamais pour toi...". Et elle, le sourire aux lèvres, la voix réchauffée par l'amour, disent et redisent qu'elles sont heureuses, et te rappellent pourquoi et grâce à qui, au cas où tu l'aurais oublié.
Parce que l'amour est égoiste. Et l'amour ne m'aime pas. Je n'y aurait pas droit.
Regardez moi, je ne suis pas une des vôtres. Je suis de celles qu'on met à l'écart parce que trop anormale. Je délire, je délire, je délire. Je vous ai compris. Vous l'avez déjà dit, un bon million de fois. Et si c'était vous qui déliriez ? Si j'avais raison depuis le début et que vous soyez les victimes d'un mensonge ? Si les fous étaient sensés ? Nous sommes une minorité, du moins vous le croyez, c'est pour cela que l'idée ne vous a pas effleurés.
Qu'est-ce que la normalité ? N'est-elle pas différente pour chacun ? Et de qui vient ce concept ? Qui oserait prétendre connaitre la veritable notion de normalité ?
Je n'aime pas vos normalités. Moi, je n'en ai pas. Et c'est mieux comme ça. Vos notions, vos règles, vos concepts font des ravages, et vous ne vous rendez compte de rien. Ca vous fait mal, terriblement mal, d'avouer que vous avez tort. Vous n'y pensez plus. Vous n'y croyez pas.
Je vous observe dans mon coin et je vous dérange. Parce que je ne suis pas de ceux qui parlent pour ne rien dire, pour se rassurer, et montrer aux autres qu'ils existent. Le culte de l'apparence. Le culte de la présence. Le culte de l'importance. Le monde est une secte, vous ne le savez pas. Le monde est une prison. Il y a des regles, partout. Des limites, de la censure, encore et encore. Ne dites rien d'important, et tout ira bien. Soyez futiles.
Je suis subtile. Je me glisse dans la foule et je change tout. Vous ne me voyez pas, je ne suis pas là.
Malgré tout ce pouvoir que vous ignorez, je suis seule. Le pouvoir ne suffit pas.
Je suis terriblement, horriblement, tristement seule. Toujours.
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/!\ Nunuche Zone /!\
J'suis dans une phase nunuchette à paillettes surbrillantes-phosphorescentes. J'ai pour habitude d'être froide, lointaine, de paraître immature, pour pas qu'on m'emmerde. Mais le manque constant d'amour me transforme en une flaque ectoplasmique rose bonbon.
Si je fais le bilan, en étant tout à fait objective, je n'ai jamais vécu aucune histoire d'amour qui ne me fasse pas souffrir et/ou qui ne me déçoive pas. Soit par ma faute, soit par celle de l'autre, mais en regardant en arrière, je suis incapable de me dire "Oh, lui/elle...c'était bien, quand même".
Je suis devenue plus difficile que jamais, parce que trop déçue. Je ne sors plus, donc je ne rencontre plus. Et quand je rencontre, ça dure pas plus de quelques heures. Pour finir aux oubliettes.
Pour Noël, j'ai hurlé à cet enculé d'obèse en peignoir que je voulais de l'amour, mais toujours rien. Espérons que 2006 m'apporte ce dont j'ai envie, mais surtout besoin. C'est à l'adolescence qu'on découvre, qu'on multiplie les experiences, et moi j'ai 18 ans, et un putain de bilan. Des experiences, j'en ai. Des bons souvenirs, très peu dans ce domaine.
J'aimerais quelqu'un à qui dire ces mots que je retiens depuis si longtemps. Un nouveau souffle, une renaissance, une libération, un espoir. Pouvoir me dire que mon dégout des hommes n'a pas vraiment lieu d'être. Que finalement, c'est pas tous des salauds, et on n'est pas toutes des salopes. Qu'aimer sans souffrir, c'est peut être possible après tout.
Grandir sans exemple de couple heureux, c'est pas évident. Quand on n'a pas du tout connu ses parents en couple, c'est chiant aussi. Mais quand en plus, ils se déchirent depuis ma naissance...
Je ne sais pas ce que c'est qu'un couple heureux. J'en ai jamais vu. J'en entend vaguement parler, on nous fait fantasmer à la télé, mais jamais de concret. J'vois rien. Pour moi l'amour est devenu une illusion, un rêve, un mythe, comme cet enfoiré de Père Noël et cette petite pute de souris à la con.
J'veux pouvoir être moi, avec quelqu'un, sans automatiquement devenir victime, ou au contraire, salope de service qui profite de l'amour des autres. Ceux qui ne m'ont pas (tout de suite) fait souffrir, ont pris pour les autres. Et après, j'me suis pris une charge en retour dans la gueule. Parce c'est ça, la vengeance. Ca n'arrête jamais. Tu t'venges, on se venge, tu te re venges, on se re venge, jusqu'à destruction totale de l'adversaire.
Je veux qu'on accepte toutes les bonnes facettes de ma personnalité, et qu'on arrive à effacer les mauvaises. Qu'on me laisse parler quand il le faut, et qu'on me ferme ma gueule quand je vais trop loin.
Je veux un échange équitable, durable et agréable. Une fusion partielle ou totale. Une passion qui ne s'éteind pas comme les autres, au bout de quelques jours. Effacer tout malaise. Être un à deux.
Ouais, voila. J'veux aimer et être aimée pas souffrir et me venger.
Au fait, Bonne Année à vous =)
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Custard & Camcorder
Voila voila, pour moi Noël continue. J'ai reçu mon dernier cadeau hier, le plus important : Mon camescope. Depuis le temps que j'le veux lui. Donc resultat, avec Klo, on n'a fait que des conneries. On s'est filmées façon brouillon, pour tester. La chose la plus merveilleuse dans ce camescope, c'est la vision infrarouge. Parce que ça me fait les yeux clairs, et ça démonte. Moui je sais, c'est futile, il m'en faut peu pour être heureuse. Enfin, ça dépend des domaines...
J'aimerais me remettre à écrire, mais j'ai la flemme. J'ai une idée de nouvelle en tête depuis plusieurs mois, mais je ne trouve jamais le temps/courage de l'écrire. Dommage. J'aime bien le concept. Va falloir que je m'y mette serieusement.
Bientôt le nouvel an. Ils vont tous boire et faire la fête dans un environnement bruyant, tandis que moi, pour la deuxieme année consecutive, je vais le passer chez Klo. L'année derniere on était 4,c ette année on ne sera que toutes les deux. Ce sera une petite soirée tranquille. Et puis, on a le camescope :P
Je n'arrive plus a faire la fête. J'aime plus ça. Ca fait un moment déjà. Je préfère être posée avec quelques potes, mater des films, discuter, fou-ririser (oui oui...). Après tout, pourquoi pas. J'ai toute la vie pour faire la fête, ou presque.
Et si c'était ça, mes fêtes à moi ?
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Hem...Ya toujours quelqu'uuuuun ?
Moui je sais, je viens de moins en moins souvent, mais ma vie est tellement plates que j'ai strictement rien à dire. Et comme je ne parle QUE de moi, si ya rien à dire à ce sujet, ya plus rien à dire du tout. Eh oui.
Je cherche du taff mais j'me fait jeter de partout. Pas d'bac, pas d'taff. Pour être vendeuse, ou serveuse, on m'a demandé Bac + 2. Que quelqu'un m'explique parce que sinon j'vais me faire intérimaire du crime. Sans dèc.
J'ai un ligament en grève. Derrière le genou droit. A moi la démarche de grand mère neurasthenique sous LSD. Ca m'avait manqué tiens. Cette année, mes jambes n'en font vraiment qu'à leur tête (oh mais qu'est-ce qu'elle est drôôôle...).
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